Créer un blog Présentation

Nom du blog :
romainb
Description du blog :
Progression de mon travail de thèse en psychologie
Catégorie :
Blog Sciences
Date de création :
05.02.2007
Dernière mise à jour :
12.07.2007
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Argumentation (6)
· Autres, divers... (4)
· Concepts de l'interaction (5)
· Conférences colloques (3)
· Education (4)
· Environnements collaboratifs informatiques (2)
· Individus - groupes (4)
· Lectures (4)
· Philosophie, Logique, Linguistique (3)
· Psychologie cognitive (4)
· Psychologie sociocognitive (9)
· Rencontres (3)
· Synthèses (1)
· Théorie de l'activité (3)
· Wason Selection Task (12)

Navigation

Accueil
Livre d'or romainb
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· SCHEMAS PRAGMATIQUES DE RAISONNEMENT
· THEORIE DE GRICE
· APPRENTISSAGE ANALOGIE & COMPARAISON
· LES MODELES D'ANALYSE DE L'INTERACTION
· LA DIALECTIQUE SELON PIAGET (1)
· ANALYSE DE CORRESPONDANCES / COMPOSANTES
· QUELQUES CONCEPTS POUR COMMENCER
· LA CULTURE SELON VYGOTSKY
· SELF-EXPLANATION EFFECT
· EFFETS NEGATIFS DE L'INTERACTION ENTRE PAIRS

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

X X X X X X
23.07.2008
un blog
21.02.2008
Bouquin ou article ?
28.12.2007
les methodes utilisés
10.12.2007
les methodes utilisés
10.12.2007
les methodes utilisés
10.12.2007
les methodes utilisés
10.12.2007
pffffffffff
05.03.2007
RSS

Blogs à découvrir :

· lejourmal
· passion32
· lamagiedespierre
· ffi33
· sgm
· fandesanimaux
· sabah1988
· fossilesmineraux
· ydb
· sitedesenergiesrenouvelables



Philosophie Logique Linguistique

COGNITION DISTRIBUEE

Posté le 27.03.2007 par romainb
Sutton, j. (2004). Representation, Levels, and Context in Integrational Linguistics and Distributed Cognition. Language Sciences 26 (6), 503-524.

"Distributed Cognition and Integrational Linguistics have much in common. Both approaches see communicative activity and intelligent behaviour in general as strongly context-dependent and action-oriented, and brains as permeated by history."

Distributed cognition :

- "On Clark's view, we are intricately psychologically tangled with, and our minds projected out into, a range of cognitive objects such as instruments, media, and other people".

- "To stress the 'leakiness' of the human mind is to focus on its tendencies both to co-opt and to incorporate external resources. Cognitive processes sometimes constitutively involve multiple loops between brain, body, and world, where 'world' includes
both the physical and the social environments with which embodied brains couple, the 'scaffolding' on which they lean. Cognitive states, like the processes in which they participate, are thus sometimes hybrid biological and non-biological states. So, in certain circumstances, things have a cognitive life (Sutton, 2002b). Claims like this can be put more or less strongly, and have methodological as well as metaphysical readings. And of course there is much more to say about the relevant circumstances and conditions: what's critical is the context in
which external resources are assimilated, parasitised, or internalised in some contingent 'dynamical singularity' spanning brain, body and world (Hurley, 1998a)".


Integrational linguistics :

- "To make sense of any episode of human communication we have to recognize an integration of activities being carried out by particular individuals in a particular set of circumstances. Signs are created in the course of this integrational process".

- "In Integrational Linguistics, then, analysis must focus on the context in which action-oriented symbolic activity arises. The integrationist urges us to focus on ordinary embodied skills and habits, on practical strategies of communication rather than on any set of context-free inner models of reality. [...] There is no abstract, permanent set of meanings and messages in either language or thought, prior to episodes of thinking and communicating".

- "Brains, for Cowley, are 'biosocial organs permeated by history' (Cowley, 2002, pp. 73, 75). Symbol-manipulation is unlikely to be either internal or innate in any interesting sense, but is rather an external or relational capacity learned in developing the capacities to do what feels right. What we call 'language' is then 'insinuated into developing neural organization as an individual exploits symbol-mediated activity to develop social skills and capacities"(Cowley, 2002, 85)."

- "we should not seek to categorize an abstract and general 'language system' but instead investigate the complex and diverse practices that drive changes in 'contextualizing'. Contextualizing is the use of previous experience 'to integrate activities so that, in future, their effects are likely to benefit' the agent (Cowley, 2004, especially Section 2.3). Cowley puts this perspective into practice himself in strong empirical studies of (for example) conversational turn-taking and embodied interactivity in dialogue (see Cowley, 2002, p. 87–89) and by bringing an integrationist perspective to bear on developmental linguistics and psychology (Cowley, 2004). Microstudies of the properties of talk and silence in prosody, gesture, and facial expression can combine, from an integrational point of view, into a rich picture of the development of utterance activity, the contextual exercise of utterance capacity, and the propensity to exploit external symbols."

"we should accept the inevitability of multiple contextualization and still get on with the work of seeing which contexts matter, and why, rather than remaining squeamish about the whole project of generalizing across contexts."



--

THEORIE DE GRICE

Posté le 24.03.2007 par romainb
Jean-Baptiste Van der Henst (2002). La perspective pragmatique dans l’étude du raisonnement et de la rationalité. L’Année Psychologique, 102, 65-108
http://hal.ccsd.cnrs.fr/view_by_stamp.php?label=ISC&langue=fr&action_todo=view&id=ccsd-00000172&version=1

La théorie Gricéenne de la communication.

Concentrons-nous d’abord sur le modèle de Grice (1975), qui est l’approche pragmatique à laquelle il est le plus souvent fait allusion par les psychologues. Selon Grice, tout échange conversationnel entre un locuteur et un destinataire suppose un minimum d'entente, un minimum d'effort coopératif. L'échange entre les deux participants ne suit pas n'importe quelle voie, il implique le respect de règles communes. Grice (1975) soutient que les participants engagés dans un échange sont censés observer un principe de coopération. Ce
principe enjoint les participants à ce que leur contribution, au moment de l'échange, soit conforme à la direction et au but exigés par cet échange. Grice précise ce principe par quatre
catégories de maximes dites “conversationnelles”:
Maximes de quantité
1. Que votre contribution soit aussi informative que nécessaire .
2. Que votre contribution ne soit pas plus informative que nécessaire.
Maximes de qualité
1. Ne dites pas ce que vous croyez être faux.
2. Ne dites pas les choses pour lesquelles vous manquez de preuves.
Maxime de relation
Soyez pertinent.
Maximes de manière
1. Evitez de vous exprimer de façon obscure.
2. Evitez l'ambiguïté.
3. Soyez bref.
4. Soyez ordonné.
Le respect de ces maximes va orienter l'interprétation des énoncés lors de l’échange verbal.
Le destinataire, supposant que son interlocuteur est coopératif, devra ajouter des informations au contenu littéral d'un énoncé pour comprendre ce que son interlocuteur communique. Grice dénomme ces informations supplémentaires des “ implicitations ” (en anglais "implicatures”). Elles se rencontrent classiquement lorsque le locuteur semble enfreindre de façon flagrante une des maximes :
X: (1) L’article que tu as soumis l’Année Psychologique a-t-il été accepté ?
Y: (2) Je n’ai pas écrit la conclusion.
D'après le sens littéral de l'énoncé (2), le locuteur Y semble transgresser la maxime de relation et ne pas se conformer au principe de coopération. Mais le destinataire n'a aucune raison de penser que son interlocuteur, qui est engagé dans un échange conversationnel, ne respecte pas le principe de coopération. Le destinataire peut donc supposer que la transgression de la maxime n'est qu'apparente et que l'énoncé (2) communique (en inférant les implicitations:
“ un article sans conclusion n’est pas un article terminé ”, “ un article qui n’est pas terminé ne peut-être soumis à aucune revue ”, “ un article non soumis ne peut être accepté ”) l’information (3): “non, mon article n’a pas été accepté !” Le sens communiqué, conforme au but exigé par l'échange, est donc différent du sens littéral. Pour faire disparaître la
transgression de la maxime, le destinataire doit donc développer un certain nombre d'implicitations qui conduisent à l'énoncé (3). D'autre part, le locuteur doit estimer le
destinataire capable de développer ces implicitations. Enfin, le destinataire devra supposer que le locuteur attend de lui qu'il développe ces implicitations. Si la transgression des
maximes avait été réelle ou si le locuteur n'avait pas perçu cette transgression comme factice, alors la communication aurait échoué.

EPISTEMOLOGIE - PHILOSOPHIE ANALYTIQUE

Posté le 11.02.2007 par romainb
Un peu de lecture synthétique et biographique sur les fondateurs de la philosophie analytique qui ont donc oeuvrés sur les deux pôles de cette philosophie que sont le langage naturel et la logique. La philosophie analytique, parois appelée la « philosophie du langage idéal », tente de formaliser complètement le langage (à l'opposé de la philosophie du langage ordinaire).

Gotlob Frege ("Über Sinn und Bedeutung", 1892)
- La dénotation est l'objet que l'expression désigne, alors que le sens est la manière dont elle le désigne = expression linguistique -> sens -> dénotation
- sémantique formelle vériconditionnelle.
- Aujourd'hui pour parler de sens et de dénotation on parlera plutôt de "signification" et de "référence".
- On parle de discours indirect lorsqu'une expression dénote le sens d'une autre proposition (lorsqu'on parle de la pensée d'autrui, ou lorsqu'on parlde nos expressions...)

Bertrand Russell ("On Denoting". Mind, 1905)
- pour B. Russel, la distinction entre sens et dénotation pose problème (réaction à la théorie de Frege) car la dénotation n'est pas obligatoirement réellement existante (ex : Socrate). Le référent peut être : un objet non-existant, être un concept, la proposition peut être mal formée càd dénuée de sens, inexistance du référent.
- théorie des descriptions définies et indéfinies
- thèse du descriptivisme vis à vis des noms propres (noms propres vs descriptions définies « déguisées » ou « abrégées »)
- atomisme logique russellien => Russell soutient qu'il existe un isomorphisme entre notre connaissance et la nature du monde. Mais cela n'est vrai que pour un langage logique parfait, et pas pour le langage ordinaire. Dans un langage parfait, chaque proposition atomique qui constitue une proposition moléculaire correspond à chaque fait atomique constituant un fait complexe. Et la proposition moléculaire à la même forme logique que le fait qu'elle décrit. Ceci montre la nécessité d'une analyse logique du langage naturel, qui contient des ambiguités, et est source d'erreurs philosophiques.

Ludwig Wittgenstein ("Tractatus Logico-Philosophicus", 1921)
- atomisme logique wittgensteinien = Il affirme lui aussi que « le monde se décompose en faits », et que « la proposition est une image de la réalité », qui en reflète la structure logique. Mais soutient contrairement à son maître que ce sont les faits et non les objets qui sont les atomes logiques du réel. Nulle analyse n'est possible au delà du fait ; l'objet étant inaccessible indépendamment du fait dans lequel il apparait.
- Plus tard, dans "Réflexions Philosophiques" (1936-1949, publiées en 1953), le nouveau Wittgenstein qui n'appartient plus à la philosophie analytique rejette quatre « thèses » majeures du TLP :
* L’atomisme logique : les énoncés élémentaires sont indépendants les uns les autres.
* L’extensionalité : La valeur de vérité d’une proposition dépend de la valeur de vérité des propositions qui la composent.
* Le langage a pour rôle de représenter le monde.
* La logique est le seul langage parfait.


Lev S. Vygotsky : "One important point in this process of internalisation from social speech to inner speech is that inner speech is more focused on sense whereas social speech is focused on meaning.
According to Vygotsky, who made this distinction based on Frederic Paulhan: The sense of a word is the sum of all the psychological events aroused in our consciousness by the word. It is a dynamic, fluid, complex whole, which has several zones of unequal stability. Meaning is only one of the zones of sense, the most stable and precise zone. A word acquires its sense from the context in which it appears; in different contexts it changes its sense. Meaning remains stable throughout the changes of sense. The dictionary meaning of a word is no more than a stone in the edifice of sense, no more than a potentiality that finds diversified realisation in speech (Vygotsky, [1934] 1986, pp. 244-245)."

----------
Wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philosophie_analytique


Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus