Posté le 07.03.2007 par romainb
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Posté le 05.03.2007 par romainb
Posté le 05.03.2007 par romainb
Wertsch J. V (1985), “La médiation sémiotique de la vie mentale”. In J.-P. Bronckart et B. Schneuwly (eds), Vygotsky aujourd'hui, Delachaux et Niestlé.
- signification, indexicalité et référence selon Vygotsky
- hétéroglossie (Bakhtine) = entremêlement et modulation de 2 ou plusieurs voix
- polyphonie (Bakhtine)
- langages sociaux (Bakhtine)
Rabatel, A. (2006). La dialogisation au cœur du couple polyphonie/dialogisme chez Bakhtine. Revue romane, 41(1), pp. 55-80.
- dialogisme et polyphonie (Bakhtine) (cf.
http://www.unige.ch/lettres/framo/enseignements/methodes/dialogisme/dpintegr.html)
- ...
Mortimer, E. F., & Wertsch, J.V. (2003). The Architecture and Dynamics of Intersubjectivity in Science Classrooms. Mind, Culture, and Activity, 10(3), 230-244.
- intersubjectivité (Rommetveit)
- explications théoriques vs explications empiriques (Luria, 1976 ; scribner, 1977)
- Les genres de discours (premier, second) (Bakhtine) = types d’énoncés relativement stables, "genre de réponse" de l'interlocuteur (immédiate, à retardement ou sous la forme d’un acte), "attitude responsive active" de l'auditeur (le locuteur postule une telle attitude vis à vis de son discours. Les genres de discours exercent pour l’individu une valeur normative).
- La stylistique contribue à l'unité de genre d'un énoncé.
- ...
Quignard, M. (2001). Modélisation cognitive des dialogues argumentatifs : étude de dialogues d'élèves en situation de résolution de problème. In Cognito 20, Automne 2001, 35-42.
Distinguer fonction dialectique et acte argumentatif
(puisqu’il faut relever que la fonction dialectique d’un acte n’est jamais absolue mais toujours relative à la thèse débattue. Un même acte de dialogue peut viser plusieurs thèses et donc remplir tour à tour plusieurs fonctions dialectiques).
Barth & Krabbe, 1982
Le projet de Barth & Krabbe est de définir un "système de dialectique formelle" qui permette de résoudre des "conflits d'opinions avoués" par des "moyens rationnels". Il s'agit donc d'une théorie normative ("rationnelle") plutôt que descriptive, fondée sur des déclarations ("statements") avouées publiquement, plutôt que sur les "intentions" et "croyances" des participants au jeu [...]
Distinguer les rôles dialectiques dans l'argumentation : "proponent" et "opponent"
(cf. http://www.vjf.cnrs.fr/umr8606/FichExt/mbaker/publications/ArticlesBakerPDF/1994/1994b.pdf)
Posté le 04.03.2007 par romainb
Wertsch J. V (1985), “La médiation sémiotique de la vie mentale”. In J.-P. Bronckart et B. Schneuwly (eds), Vygotsky aujourd'hui, Delachaux et Niestlé.
Mortimer, E. F., & Wertsch, J.V. (2003). The Architecture and Dynamics of Intersubjectivity in Science Classrooms. Mind, Culture, and Activity, 10(3), 230-244.
- Définition de l’intersubjectivité par Ragnar Rommetveit (1974, 1979) = The basic problem of human intersubjectivity becomes… a question concerning in what sense and under what conditions two persons who engage in a dialogue can transcend their different private worlds. And the linguistic basis for this enterprise, I shall argue, is not a fixed repertory of shared “literal” meanings, but very general and partially negotiated drafts of contracts concerning categorization and attribution inherent in ordinary language”. (Rommetveit (1979d, p.7) (p.231) => la communication verbale comme processus de négociation dynamique et de nature sociale.
- Nous ne sommes pas possesseurs (owner) du langage mais des partageurs (shareholders) => Inscrire l’analyse de la parole dams un contexte intersubjectif : « the notion of utterance deprived of its context of human interaction is as absurd as the notion of fall deprived of the gravitational field within which it takes place. What is made known in an act of verbal communication can therefore be properly assessed only if we venture to explore the architecture of intersubjectivity within which it is embedded (Rommetveit, 1979a, p.93)”(cite p.230).
Nathan, M. J., Eilam, B., & Kim, S. (2006). To Disagree, We Must Also Agree: How Intersubjectivity Structures and Perpetuates Discourse in a Mathematics Classroom. Paper presented at WCER Working Paper, october 2006
http://www.wcer.wisc.edu/publications/workingPapers/Working_Paper_No_2006_06.pdf
Une étude qui utilise le concept d'intersubjectivité pour analyser les discours...
Schegloff (1992) place IS foremost in addressing any and all aspects of social interaction: “[T]he problem of intersubjectivity (or cognitive order) is theoretically anterior to whatever formulations of problems of order or conflict are part of the tradition of social theory” (p. 1296). Without IS, Schegloff argues, the entire enterprise of social science stands without any reference to the world it purports to identify or describe.
Posté le 21.02.2007 par romainb
Lecture de :
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Matusov, E. (1998). When solo activity is not privileged: The participation and internalization models of development. Human Development, 41, 326-349.
http://ematusov.soe.udel.edu/vita/publications.htm
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John-Steiner, V., & Panofsky, C. P. (1985). Processus sociogénétique de la communication verbale. Bronckart, J. P et al. Vygotsky aujourd’hui. (pp.203-219). Neuchâtel-Paris : Delachaux et Niestlé.
-
Piaget, J. (1985) Commentaires sur les remarques critiques de Vygotsky. In : Bronckart, J. P et al. Vygotsky aujourd’hui. (pp.120-137). Neuchâtel-Paris : Delachaux et Niestlé.
Piaget revient sur les éléments communs et les différences des deux théories.
Pour Piaget, il existerait une loi de décentration qui agit sur l’égocentrisme cognitif initial (au niveau de la science comme de l’enfant) :
« J’ai forge le terme d’ « égocentrisme cognitif » (c’est certainement un mauvais choix) pour exprimer l’idée que le progrès de la connaissance ne procède jamais par simple addition d’items ou de niveaux supplémentaires, comme si une connaissance plus riche était seulement un complément de la précédente plus maigre : le progrès requiert aussi une perpétuelle reformulation des points de vue antérieurs par un processus allant d’avant en arrière, corrigeant continuellement à la fois les erreurs systématiques initiales et celles qui se trouvent le long du chemin. Ce processus correctif semble obéir à une loi de développement bien définie, la loi de décentration. » (p.123).
Piaget différencie un égocentrisme cognitif et un égocentrisme social (cf. langage égocentrique). L’égocentrisme cognitif provient d’un manque de différenciation entre son propre point de vue et les autres possibles (et non d’un individualisme), incapacité initiale à se décentrer, à modifier la perspective donnée (manque de décentration)
Pour Piaget, la décentration est une capacité cognitive à modifier une perspective mentale qui agit au niveau cognitif et social.
Concernant le lien entre conscience et décentration, Piaget synthétise leurs visions opposées et propose : l’égocentrisme permet une conscience limitée aux résultats du comportement, et la décentration permet de rendre conscient les moyens, comportements, actions, opérations…
Piaget conçoit de manière constructiviste, voire constructionniste, que le développement permet l’apprentissage, contrairement à Vygotsky. Il admet alors en synthèse que apprentissage et développement pourraient se favoriser l’un l’autre mais qu’ils pourraient aussi bien se limiter. Sociogenèse et psychogenèse entretiendraient des liens étroits, aux multiples possibilités.
Pourtant Piaget donne son point de vue final, et sans concession :
« Toute pensée logique est socialisée parce qu’elle implique la possibilité d’une communication entre individus. Mais de tels échanges interpersonnels procèdent à partir de correspondances, réunions, intersections, et réciprocités, c’est-à-dire, à travers les opérations. Il y a ainsi identité entre les opérations intraindividuelles et inter-individuelles qui constituent la co-opération au sens propre et quasi étymologique du mot. Les actions, qu’elles soient individuelles ou interpersonnelles, sont par essence co-ordonnées et organisées par les structures opératoires qui se construisent spontanément dans le cours du développement mental ». (p.137)
Alire :
- Un chapitre de Stetsenko et Vianna comparant Piaget et Vygotski
http://web.gc.cuny.edu/Psychology/developmental/Anna/Vianna&Stetsenko.pdf
Posté le 15.02.2007 par romainb
Blaye, A., Ackerman, E., & Light, P. (1999). The relevance of relevance in children's cognition. In J. Bliss, P. Light, & R. Saljo (Eds), Learning sites : social and technological contexts for learning (pp.120-131). Amsterdam : Pergamon.
Hypothèse = « children's processing of information does not typically conform to logical requirements but does nonetheless reflect a good sense of appropriateness and adjustment to pragmatic aspects of the situation ».
Une approche pragmatique appliquée à trois tâche logiques :
- la tâche de Sélection de Wason (raisonnement conditionnel)
- la tâche de d'Inclusion de Classes de Piaget (catégorisation)
- la tâche de Verification de Phrases de Wason (compréhension de phrases négatives)
Généralement : "research methods themselves have become 'disembodied'. Experiments designed to study people's reasoning or logical capabilities are carefully stripped of the messy dynamics inherent in actual situations of use, and children’s achievements are gauged by their conformity to logical norms or logico-mathematical canons at the expense of their pragmatic or functional relevance”
Concernant la tâche de Wason, après une revue de question très synthétique, les auteurs concluent que les différentes perspectives manquent de consistance et n'offrent aucune vision développementale :
"Neither explanation in terms of domain specific pragmatic schemas nor explanation in terms of a more general relevance theory offers any clear developmental story. As far as pragmatic schemas are concerned, the obvious developmental scenario would be that schemas of permission, obligation etc. are gradually abstracted from concrete instances of experienced social regulation. A less obvious and more interesting story might posit a developmental link between the understanding of deontic necessity and the understanding of logical necessity.
Harris and Nunez (in press) for example, explore the idea that 'must' in its modal sense may be a developmental antecedent of 'must' in its logical sense, and point to linguistic evidence such terms make their first appearance in deontic contexts." (p.7)
http://web.media.mit.edu/~edith/publications/collective papers/1999-relevance of relevance.pdf
Posté le 13.02.2007 par romainb
Michael J. Baker
Synthèse des travaux
MJ Baker, HDR 2004 "Recherches sur l'élaboration de connaissances dans le dialogue" :
http://www.vjf.cnrs.fr/umr8606/FichExt/mbaker/hdr.pdf
CSCL et TICE
Baker, M.J. (2003). Les dialogues avec, autour et au travers des technologies éducatives.
L’Orientation Scolaire et Professionnelle, 32, 3, 359-397.
http://www.vjf.cnrs.fr/umr8606/FichExt/mbaker/publications/ArticlesBakerPDF/2003/2003b.pdf
- Fondements = approche socio-historico-culturelle + théorie de l'activité + dialogisme...
- interactions épistémiques et formes de l'activité "coopérative"
- Computer-Supported Collaborative Learning et TICE
- Négociation des connaissance ; négociation du sens et des significations
- ...
- Pour MB, "interaction" (communicative a fortiori) = des actions interdépendantes, qui s'nfluencent mutuellement et volontairement (au contraire de réaction, et de comportement) et "dialogue" = interaction communicative à finalité externe.
"D’un point de vue cognitif et interactionniste, la communication suppose : (1) de la part du locuteur, une anticipation et un contrôle des activités mentales de l’interlocuteur (Caron, 1985) ; (2) un travail collaboratif dans la production du sens : « parler c’est échanger, et c’est changer en échangeant » (Kerbrat-Orecchioni, 1990 : 17). Ainsi, les influences mutuelles exercées par les interlocuteurs lors d’une interaction communicative porteront sur le plan de leurs univers mentaux : dialoguer présuppose un certain de degré d’élaboration d’une représentation de l’univers mental de son interlocuteur, et d’adaptation des énoncés en fonction d’une telle représentation. Une telle représentation sera construite à partir de connaissances culturelles supposées partagées, voire de dialogues antérieurs." (Baker, 2003)
Posté le 20.01.2007 par romainb
Antonio Iannaconne était présent à l'UTM durant le mios de janvier 2007.
- Nous avons assisté à deux de ces conférences
- Nous lui avons expposé très rapidement le contenu de nos recherches, avec la promesse de garder le contact.
Posté le 13.02.2007 par romainb
Posté le 11.02.2007 par romainb
Un peu de lecture synthétique et biographique sur les fondateurs de la philosophie analytique qui ont donc oeuvrés sur les deux pôles de cette philosophie que sont le langage naturel et la logique. La philosophie analytique, parois appelée la « philosophie du langage idéal », tente de formaliser complètement le langage (à l'opposé de la philosophie du langage ordinaire).
Gotlob Frege ("Über Sinn und Bedeutung", 1892)
- La dénotation est l'objet que l'expression désigne, alors que le sens est la manière dont elle le désigne = expression linguistique -> sens -> dénotation
- sémantique formelle vériconditionnelle.
- Aujourd'hui pour parler de sens et de dénotation on parlera plutôt de "signification" et de "référence".
- On parle de discours indirect lorsqu'une expression dénote le sens d'une autre proposition (lorsqu'on parle de la pensée d'autrui, ou lorsqu'on parlde nos expressions...)
Bertrand Russell ("On Denoting". Mind, 1905)
- pour B. Russel, la distinction entre sens et dénotation pose problème (réaction à la théorie de Frege) car la dénotation n'est pas obligatoirement réellement existante (ex : Socrate). Le référent peut être : un objet non-existant, être un concept, la proposition peut être mal formée càd dénuée de sens, inexistance du référent.
- théorie des descriptions définies et indéfinies
- thèse du descriptivisme vis à vis des noms propres (noms propres vs descriptions définies « déguisées » ou « abrégées »)
- atomisme logique russellien => Russell soutient qu'il existe un isomorphisme entre notre connaissance et la nature du monde. Mais cela n'est vrai que pour un langage logique parfait, et pas pour le langage ordinaire. Dans un langage parfait, chaque proposition atomique qui constitue une proposition moléculaire correspond à chaque fait atomique constituant un fait complexe. Et la proposition moléculaire à la même forme logique que le fait qu'elle décrit. Ceci montre la nécessité d'une analyse logique du langage naturel, qui contient des ambiguités, et est source d'erreurs philosophiques.
Ludwig Wittgenstein ("Tractatus Logico-Philosophicus", 1921)
- atomisme logique wittgensteinien = Il affirme lui aussi que « le monde se décompose en faits », et que « la proposition est une image de la réalité », qui en reflète la structure logique. Mais soutient contrairement à son maître que ce sont les faits et non les objets qui sont les atomes logiques du réel. Nulle analyse n'est possible au delà du fait ; l'objet étant inaccessible indépendamment du fait dans lequel il apparait.
- Plus tard, dans "Réflexions Philosophiques" (1936-1949, publiées en 1953), le nouveau Wittgenstein qui n'appartient plus à la philosophie analytique rejette quatre « thèses » majeures du TLP :
* L’atomisme logique : les énoncés élémentaires sont indépendants les uns les autres.
* L’extensionalité : La valeur de vérité d’une proposition dépend de la valeur de vérité des propositions qui la composent.
* Le langage a pour rôle de représenter le monde.
* La logique est le seul langage parfait.
Lev S. Vygotsky : "One important point in this process of internalisation from social speech to inner speech is that inner speech is more focused on sense whereas social speech is focused on meaning.
According to Vygotsky, who made this distinction based on Frederic Paulhan: The sense of a word is the sum of all the psychological events aroused in our consciousness by the word. It is a dynamic, fluid, complex whole, which has several zones of unequal stability. Meaning is only one of the zones of sense, the most stable and precise zone. A word acquires its sense from the context in which it appears; in different contexts it changes its sense. Meaning remains stable throughout the changes of sense. The dictionary meaning of a word is no more than a stone in the edifice of sense, no more than a potentiality that finds diversified realisation in speech (Vygotsky, [1934] 1986, pp. 244-245)."
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Wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philosophie_analytique